Histoire de la marque:
La marque Guiot & Compagnie fut créé à la fin du 19ème siècle au 50 Rue du Four, à Paris, cette petite marque française sortie son premier appareil photo en 1889 et était nommé sobrement Le Français, une Box en métal au format Detective utilisant une plaque photographique sur châssis qui rencontrera un franc succès puisse qu'il sera produit jusqu'en 1914.
9 ans plus tard, en 1898, la compagnie proposa à la vente son second modèle qui s'adresse plutôt à un publique de jeune novice en effet la marque va sortir une gamme de jouets photographique et le premier d'entre eux est Le Franceville n°1 c'est une toute petite box en carton, noircie et renforcée par des agrafes métalliques et sera fabriqué pendant 3 années mais l'année ou 2 modèles de Détectives (le Franceville et le Detective Le Franceville n°2bis)furent produits, en 1900, la commercialisation reprend et la box est modifiée elle est à présent en papier compressé laqué noir mais toujours assez basique, car justement elle est vendue en temps que jouet d'initiation à la photographie et la production ne s'arrêtera qu'en 1915, pour l'occasion une société du Franceville est créée (dès 1898), ainsi le nom de l'entreprise change pour devenir Le Francevile Guiot & Compagnie... le fameux logo que vous pouvez voir ci-dessus et qui fut peint sur les appareils de la marque.
En 1908, sortira deux nouveaux modèles un appareil stéréoscopique, Le Eh! Ah! et Le Franceville n°1Bis qui est en gros un n°1 mais avec quelques légères modifications, pour cette occasion plusieurs brevets sont déposés, notamment pour son objectif, mais également sur le châssis et le jonc de sécurité en laiton qui sont tout deux brevetés SGDG (Sans Garantie Du Gouvernement), le Eh! Ah! ne sera produit qu'une petite année, alors que le n°1 Bis quant à lui sera produit jusqu'en 1914.
Puis arrive l'année de sortie des derniers modèles de la marque Guiot et Compagnie, en 1913, sortirons plus d'une trentaine d'appareils, des box, des Detectives, des appareils stéréoscopiques et des foldings, ils seront tous produits entre 1913 et 1914 mais avec l'entrée en guerre de la France tout fut arrêté.
En 1915 la marque cessera d'exister, tout du moins en temps que fabriquant car la société Guiot était également revendeuse et importatrice pour d'autres marques tel que Kodak par exemple.
Si vous voulez découvrir tous les appareils fabriqués par cette marque je vous invite a parcourir cette fiche et ses articles.
Mon appareil:
Le Guiot et Compagnie, Le Franceville n°1 Bis:
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| Appareil vue de 3/4 |
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| Vue De face obturateur fermé |
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| Vue de face obturateur ouvert |
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| Vue de dessus |
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| Vue de dos avec le fameux logo L.F G & Cie marque déposée avec le nom de l'appareil inscrit en peinture dorée en diagonale |
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| Vue de dessous |
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| Vue du côté droit |
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| Vue du côté gauche |
Le Franceville N° 1 bis est une toute petite caméra obscura, elle fut produit entre 1908 et 1914, et est une amélioration du Le Fanceville N° 1, le corps, formé de deux coques, est en "laque noire" selon le catalogue, en réalité il fait d'une matière plus communément appelée "papier mâché". Sans doute obtenu par compression, l'ensemble est très rigide et indéformable.
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| L'appareil totalement démonté |
Ce modèle se charge avec un minuscule châssis (vu juste au dessus) recevant une plaque 4x4cm. Cette opération peut ce faire en plein jour, donnant une autonomie certaine au photographe en herbe...
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| Catalogue Franceville Guiot & Compagnie de 1908 |
Ce kit comprenait un viseur additionnel à prisme Watson, une boites avec quelques plaques photosensibles, une pochette de papier photosensible, un sachet d'hyposulfite de soude (solution qui sert de fixateur pour les épreuves photographiques au nitrate d'argent) une lanterne rubis et une bougie photo-phare (ancêtre de l'ampoule de lumière rouge... la lumière inactinique), un châssis presse, un égouttoir, deux cuvettes à deux plaques (pour désensibiliser et fixer), un manuel de photographie de 200 pages, des cartons pour les épreuves et bien entendu un feuillet d'instruction détaillé.
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| Vue de face, du trou de 2mm de l'objectif |
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| Vue de la lentille depuis l'intérieur de l'appareil |
Curieusement, le trou en façade ne fait tout juste que 2 mm, alors que derrière, il y a une grosse lentilles de 10 mm de diamètre elle doit donc avoir un assez gros pouvoir de grossièrement malgré la petitesse de l'appareil et du format de photo.
L'obturateur est une simple lame métallique qu'il faut soulever vers le haut avec l'ongle, puis la repousser pour la faire descendre et arrêter l'exposition. Le catalogue parle d'un diaphragme, mais cet exemplaire ne présente rien de tel.
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| Catalogue Le Franceville de 1908 |
Parlons du prix de ce petit appareil d'initiation à la photographie, en 1908 il était vendu 1 Francs Or et 25 centimes avec un châssis et le kit composé du manuel utilisateur, de produit révélateur et fixateur, de papier photosensible, auquel il fallait ajouter 25cts par châssis suplémentaire et 15cts suplémentaires pour les frais de port.
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| Catalogue Guiot de 1908 |
Tel quel, mon exemplaire m'aurais donc coûté 1 Francs 40 cts ce qui est une somme ridicule compte tenu du prix d'un véritable appareil photographique de cette époque (un detective Franceville en format 9x12cm était proposé à partir de 45 Francs Or mais pouvait monter jusqu'à 80 suivant le choix de l'optique), mais qui représente une sacrée somme pour un simple quidam de cette période car compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation à travers les décénies, le pouvoir d'achat de 1,40 Francs Or de 1908 est donc équivalent à celui de 626 € 79 cts en 2024... ce qui est assez paradoxal puisse que de nos jours en collection un tel appareil, en état de fonctionnement et complet se négocie aux environs de 200e ce qui est 3 fois moins cher que ce qu'aurait coûté l'appareil en 1908.
La suite sera ici.






















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