Présentation de ma collection KONISHIROKU

 


 


                                                
Histoire générale de la marque:

L'histoire de Konica-Minolta commence au XIXe siècle.

En 1873 Fondation de la société Konishiya Rokubeiten par Rokusaburo Sugiura. Première vente de matériels photographiques et lithographiques. 

En 1876 ​​Déménagement à Tokyo. La Société prend le nom de Konishi Honten (Honten = quartier général)

En 1882 Trois usines sont établies à Tokyo et produisent des appareils photos, du papier photographiqueet  du matériel pour la lithographie. 

En 1897 Importation au Japon des premières caméras cinématographiques permettant de débuter une production japonaise de films. 

En 1902 Création d'une nouvelle usine à Tokyo, destinée à produire des plaques et papiers photographiques. Cette usine est considérée comme le berceau de l’industrie photographique japonaise. 

En 1903 Le premier papier photosensible produit au Japon, le papier SAKURA type Hakkin, ainsi que l'appareil photo Cherry, sont introduits sur le marché. 

En 1909 Ouverture de la succursale d'Osaka. Mise en vente de la caméra LiIy. 

En 1911 Sortie du Minimum Idea

En 1919 Les usines sont regroupées à Tokyo, et forment la première organisation photographique de type moderne du Japon. 

En 1920, sortie du folding Idea A

En 1921 Konishi devient la Compagnie Konishiroku. 

En 1923, sortie du folding Idea n°1

En 1925 Début des ventes de l'appareil Pearlette. 

En 1929 Début des ventes des films SAKURA (Sakura = fleur de cerisier du Japon)

En 1933 Extension du quartier général et sortie du folding Idea, connu aussi sous le nom Showa 8 (ce qui correspond à la 8ème année de règne de l'empereur Showa"nom de l'ére", donc Hirohito, sachant que la 1ère année de règne c'est Showa 1 et que son règne debute en 1926, cela signfie très littéralement que Showa 8= année 1933)

En 1936 la Société devient Konishiroku C° Ltd. Ouverture d'une succursale à Hino, et déménagement du département Production de Matériaux sensibles. 

En 1938 Introduction de l'appareil photo Semi Pearl

En 1940 La production du premier film couleur japonais, le SAKURA natural Color Film, est annoncée.

En 1943 la Société prend son nom actuel de Konishiroku Photo lndustry C° Ltd et les usines sont renommées. 

En 1944 Fusion avec Showa Photo Industries C° Ltd, qui ajoute les usines d'Odawara et de Koyama à l'entreprise. 

En 1945 Fin de la guerre, situation économique chaotique. Une grande réorganisation est assurée pour permettre à la Société de survivre à cette période agitée. 

En 1948 Ventes des premiers appareils photo de la marque KONICA, et reprise des exportations. 

En 1963 Inauguration de la grande usine de production d'appareils photos. 

En 1967 Début des ventes de la grande nouveauté mondiale le SAKURACOLOR N-100, ainsi que du premier appareil photo reflex automatique du monde, KONICA AUTO-REFLEX

En 1968 sortie du premier appareil photo reflex automatique (EE) Il intègre la mesure à travers l'objectif (TTL): il devient alors le KONICA AUTO-REFLEX T. Production, la même année, du premier appareil photo compact japonais en format 24 x 36mm, à télémètre couplé, le KONICA C35

En 1969 Développement par Konishiroku de la première caméra holographique compacte au monde. 

En 1970 Début des ventes des moteurs pour photocopie électrostatique à sec U-Bix. Mise en vente de la Plaque Haute Résolution SAKURA, matériau sensible, à grain ultra fin et à très haute résolution, indispensable à la fabrication des Circuits Intégrés. 

En 1971 Ventes du nouveau SAKURACOLOR. Début de l'exportation de l'U-Bix MARK I. 

En 1973 Célébration du 100ème anniversaire de l'entreprise. Adoption du nouveau logotype. Commencer un nouveau siècle, avec un enthousiasme renouvelé.

Lorsque Konishiroku a pris le nouveau nom de Konica en 1987, l'entreprise employait environ 4 935 personnes.

Dans les années 1990, Konica a signé son premier contrat majeur avec le comté de Los Angeles pour la location de photocopieurs à la Cour supérieure de Los Angeles. Cela a entraîné un changement majeur dans l’industrie qui ne vendait auparavant que des photocopieurs. La commande initiale de 250 photocopieurs du comté obligeait Konica à rediriger tout son stock à travers l'Amérique du Nord vers le comté.

Le 5 août 2003, Konica a fusionné avec Minolta pour former Konica Minolta. 

En 2006, Konica Minolta a quitté le secteur de la photographie. 

En mars 2006, la société fusionnée a fermé sa division d'imagerie photo, qui produisait des films couleur, du papier couleur, des produits chimiques photo et des minilabs numériques. Sa section appareil photo reflex numérique a été transférée à Sony, actuellement connue sous le nom de ligne Sony Alpha. Dai Nippon (DNP) a racheté le site de l'usine Konica d'Odawara et continue de produire du papier sous sa propre marque, tandis que Seapac a acquis l'usine chimique de Konica.

La fusion des deux sociétés intervient en 2003. Entre-temps, Konica fabriquera le premier appareil reflex autofocus en 1985 et Minolta la première imprimante laser de bureau en 1990.

En 2006, Konica Minolta cesse la photographie et se recentre définitivement sur ses activités industrielles et bureautiques. 

En 2014, Konica Minolta ajoute l’impression 3D à sa liste de produits en concluant un partenariat avec 3D Systems, cette même année ils achètent la division des solutions d’imagerie documentaire de Pitney Bowes.

En , Konica Minolta annonce l'acquisition d'Ambry Genetics, entreprise américaine de diagnostiques en génétiques et biochimiques, pour environ 1 milliard de dollars.

Pour de plus amples détails sur l'histoire de chaque appareil de la marque, de ses débuts à ses derniers modèles, je vous renvoi vers les fiches et le travail de fourmis de Sylvain Halgand.

Mon modèle :

Le Konishiroku, Pearlette:


Le Pearlette est un folding assez complet et élégant il est surtout copié au niveau du design sur le Contessa-Nettel Piccolette, lui même très fortement inspiré du Kodak Vest Pocket, nous verrons plus bas pourquoi je vous dit celà, même si, je pense, que rien qu'en voyant mes images vous devez déjà avoir de sérieuses pistes (encore plus si vous avez parcourus mon précédent article qui traitait justement de la firme Kodak et du Vest Pocket).


Face avant

Vue de dessus

Face arrière

Vue de dessous

 
Boîtier ouvert


Vue de la fenêtre de prise de vue 4x6,5cm

"Tunnel" guide film 127 avec instruction et adaptateur demi format 4x3cm

 

Notice du guide film 127 voici ce qui est inscrit:  (設明書参照 ) 枠ノ開え通シテ 「フキルム」ハコノ  Ce qui signifie:  (Se référer au document fondateur) Ouverture du cadre Coffret "Film". Ce qu'il faut comprendre:  (Se référer à la rubrique du livret utilisateur) Ouverture du cadre Tunnel guide"Film" [le Tunnel est le nom donné par les japonais pour le guide plaque de pression du film 127]

Adaptateur demi format en place
Tunnel, guide film 127 en place sans l'adaptateur demi format dessous


 
Objectif avec lentille zoom en position
Obturateur Rokuoh-sha modèle Echo avec objectif ménisque achromatique 7,5cm focale US8 focus fixe de 1,1m à l'infini en plein format et de 0,6 à 4m en demi format, avec un cache en bakélite noire vissé dessus

Prise de vue en portrait


Prise de vue en paysage avec viseur sport sortie et sélecteur sur cran 2 : 1 pour le plein format (4×6,5 cm) et 2 pour demi-cadre (3×4cm)
Viseur tourner pour pris de vue portrait, la forme du viseur 45° n'est pas sans rappeler celle de la camera Expo ou Ticka (même viseur pour les 2 appareils)

Viseur tourné pour prise de vue paysage


Viseur tourné pour prise de vue portrait avec le filtre

Viseur tourné pour prise de vue paysage avec le filtre

Un peut de contexte:

Le Pearlette (en japonais: パーレット) est un appareil photo de type folding qui prends des images aux formats 4×6.5cm et 3×4cm (grâce à des plaques adaptatrices superposables sur la fenêtre de prose de vue) sur du film 127 Kodak, cet appareil fut fabriqué entre 1925 jusqu'à la fin de la décennie de l'après Seconde Guerre Mondiale, probablement vers 1949. Le Pearlette est connu historiquement pour avoir était le premier appareil produit en masse au Japon, avec une production mensuelle de 200 à 300 appareils, au début de la période de fabrication.

Plus de details:

Le Pearlette est en réalité une copie quasi conforme du Piccolette fait par Contessa-Nettel, lui même extrêmement inspiré du Vest Pocket de Kodak. Le Pearlette est très facilement reconnaissable par son nom inscrit sur une plaque située sous l'objectif. 

La partie avant est montée sur une paire de ciseaux en métal nickelé. Il y a une découpe ronde de chaque côté du boîtier (à la manière du Kodak Vest Pocket) pour retirer et déployer facilement la partie avant, comportant l'objectif. Un viseur brillant pivotant est monté sur un coin de la plaque avant, permettant les prises de vues en portrait comme en paysage.

Les modèles standards sont équipés d'objectifs à focus fixe, soit un objectif ménisque achromatique (souvent un US 8, f/11) ou un objectif triplet (f/6.8, plus tard f/6.3)

L'obturateur est un Woco fabriqué par Wollensak, un Pegasus ou un Echo tous les deux fabriqués par Rokuoh-sha, tout dépend de l'année de production mais ils ont tous en commun leurs vitesses qui sont, pose B, 1/25, 1/50 et 1/100ème de seconde. A partir de 1936, la production des Echo fut vraisemblablement transféré chez Yamamoto Kōjō, un sous-traitant de Konishiroku.

Un modèle édition spéciale appelé Luxury Pearlette fut également proposé à la vente pendant une très courte période avec un meilleur obturateur et objectif. 

Du fait que le Pearlette fut produit quasiment pendant 1/4 de siècle, il existe plusieurs générations et variantes, pour nous aider à les dater, nous allons les diviser en 2 générations distinctes et 10 variantes, que voici ci-après:

Première génération: avec chargement latéral du film 127

Les modèles de première génération ont une plaque latérale escamotable pour charger le film et une clée pour faire avancer le film sur le gauche de l'appareil, ce qui est une copie conforme du système du Vest Pocket. Il y a également un logo, situé sur la plaque frontale, à l'opposé du viseur et ou on peu y lire RK et ROKUOH SHA TOKOYO, le numéro de série de l'appareil, précedé du préfixe No, est gravé en bas de la face interne de la plaque frontale.

Modèles 1925 et 1928: 

Le Pearlette fut proposé à la vente à partir de juin 1925. Ce modèle est principalement reconnaissable par l'absence du porte lentille et filtre à l'avant de l'objectif (chose qui sera monté de base sur les modèles suivants), mais également par le bouton moleté, d'ouverture latérale et la pose T de l'obturateur.

Le viseur brillant est du type pliable classique des boîtiers folding et sa fenêtre avant présente un mince rebord entouré de trois petites vis. Il y a un petit trou sur la plaque avant, à côté de l'objectif, dont la fonction est inconnue. Le côté fixe du corps est gravé PEARLETTE, et possède une fixation de trépied, en laiton nickelé retenue par trois vis. L'appareil photo prend uniquement des photos au format 4×6,5 cm et le dos de l'appareil comporte un disque amovible contenant une seule fenêtre rouge. Le disque amovible était utilisé pour nettoyer ou démonter l'objectif, ou pour fixer l'appareil photo à un agrandisseur, en l'utilisant comme objectif d'agrandissement. Les deux supports à ciseaux peuvent être étendus d'avantage en agissant sur un levier à ressort situé en bas, à l'arrière de la plaque frontale, ce qui permet de prendre des photos en portrait malgré l'objectif à mise au point fixe.

L'obturateur est un N°0 Woco de chez Wollensak, marqué N°0 WOCO au dessus de l'objectif et WOLLENSAK U.S.A en dessous. La vitesse est réglée par un index en haut et l'échelle d'ouverture est en bas. 

Sur le modèle 1925, les vitesses disponibles sont pose T, 1/25, 1/50 et 1/100ème de seconde. L'appareil existe avec un objectif Deltas Aplanat 75mm, f 1:6,8 ou avec un objectif ménisque achromatique dont l'ouverture va de 8 à 64 dans l'Échelle Uniforme, norme US.

Il est dit que la version entrée de gamme était au prix de 17 ¥ et que la version f/6,8 était au prix de 25 ¥ (Les publicités de 1925 ou 1926 observées jusqu'à présent, y compris celle d'Ars Camera de décembre 1926, ne mentionnent pas le prix.).

Des clubs d'utilisateurs dédiés ont été fondés pour le Pearlette, poursuivant une tendance initiée avec le Minimum Idea. La Pearlette League (パーレット連盟) est apparue en avril 1926, quelques mois après la sortie de la caméra et la Pearlette Society (パーレット同人会) est apparue en mai 1930. Les premiers appareils photos possèdent un gros rivet placé sous le logo frontal, bien visible sur les dessins des publicités, et confirmé sur un exemplaire original. Très vite, cette partie a été déplacée vers le bas, sur le côté de l’objectif près de la poignée d’extraction, reflétant peut-être un changement dans le mécanisme interne. 

Le modèle de 1928, est reconnaissable par la pose T qui est remplacée par la pose B, certainement conséquence d'un changement dans le mécanisme de déclenchement sans changement interne sur l'obturateur Woco lui-même. On dit que l'amélioration de la disposition des volets a été annoncée pour la première fois en juillet. Le levier du déclencheur a été remplacé par un bouton en forme de L inversé avec une fixation permettant l'utilisation d'un déclencheur souple et un très petit rivet est apparu sur la plaque avant, dans la partie inférieure du logo ROKUOH SHA. Des exemples de transition sont connus avec des gravures T et B superposées, probablement parce que les stocks de faces d'obturateurs déjà gravées du « T » ont été utilisés jusqu'à épuisement. On dit que le logo frontal a été très légèrement agrandi et que les gravures frontales sont devenues dorées au lieu, d'être argentées à peu près au même moment.

Les modèles 1929 et 1931: Viseur en fil de fer et lentille grossissante

 


Le modèle de 1929 possède un nouveau boîtier avec des dimensions plus importantes. Il possède également un viseur rectangulaire en fil de fer incorporé à la face avant et possède une lentille pour faire des gros plans en son centre, qui ce supperpose à celle de l'objectif de l'appareil quand le viseur est non déployé, un viseur retractable est incorporé sur la face arrière, dans le disque qui contient la vitre rouge.

Le loquet latéral se compose d'un levier pivotant au lieu d'un bouton coulissant. De l'autre côté, le nom est gravé en relief et la fixation du trépied à une finition peinte en noire, avec une seule vis. Le viseur brillant est rigide, avec un bord épais autour de la fenêtre avant et un cadre chromé autour de la lentille de visualisation. Le mécanisme de déverrouillage a encore été modifié, avec un trou de déverrouillage du câble séparé du bouton de déverrouillage. Des changements mineurs sont visibles sur la plaque avant : le petit trou sur le côté de l'objectif, le petit rivet à l'intérieur du logo et les trois vis autour de la fenêtre du viseur brillant ont disparu, et tous les gros rivets ont été remplacés par des vis, et voilà le côté de la lentille s'est à nouveau déplacé vers le haut.

Le modèle 1929 aurait été lancé en mai.Les premières publicités connues jusqu'à présent se trouvent dans le numéro de mai 1929 d'Asahi Camera et dans le numéro de juin 1929 de Shashin Geppō. Ils mentionnent le déclencheur souple et le viseur gros plan, ainsi que le viseur brillant rigide. Le prix est inchangé, à 17 ¥ pour le modèle de base avec objectif ménisque achromatique et à 25 ¥ pour le modèle avec objectif Deltas f/6,8.

Le modèle de 1931 aurait été annoncé en juin. On le reconnaît principalement à la charnière renforcée du cadre en fil de fer, permettant de retirer le cadre. Les côtés de l'appareil photo sont ornésd' un motif floral, avec le nom PEARLETTE gravé en relief sur le côté du trépied. Les marquages sur la plaque avant sont argentées et le logo en haut a été légèrement modifié. On dit également que diverses pièces étaient en alliage léger au lieu de laiton, pour rendre l'appareil photo plus léger. La même source affirme que la fixation du trépied au bas de la structure en treillis a été modifiée lors de la production de cette variante, sûrement pour un allégement supplémentaire.

Modèle de 1932: Déclencheur Pegasus et objectifs japonais

Sur le modèle de 1932, qui aurait été commercialisé en août, les objectifs et obturateurs importés ont été remplacés par des équipements japonais. Le nouvel obturateur Pegasus, fabriqué par Rokuoh-sha, donne des vitesses B, 25, 50, 100. La plaque d'obturation présente un motif marbré et porte la marque PEGASUS en haut et ROKUOH-SHA en bas. Un filtre orange a été ajouté au coin filaire. Il se déplace devant le viseur brillant lorsque le filaire est fermé, pour éviter toute utilisation involontaire de l'accessoire gros plan. Des changements mineurs sont également signalés dans le motif floral sur les côtés de la caméra. Au moins deux objectifs différents étaient proposés. Le modèle coûteux, dont le prix serait de 28 ¥, est doté d'un Hexar Ser.II f/6.3, certainement un objectif à quatre éléments fabriqué par Rokuoh-sha. La focale n’est pas mentionnée sur la gravure frontale, mais elle est bien de 75 mm. Le modèle le plus simple, dont le prix est resté inchangé à 17 ¥, est doté d'un objectif ménisque achromatique plus récent, dont la production aurait été sous-traitée à Asahi Kōgaku (ancien nom de Pentax). La lunette avant est amovible, contrairement aux modèles précédents. L'échelle d'ouverture est graduée de 8 à 32, apparemment en nombre f. Cela pourrait indiquer une ouverture maximale plus grande (f/8 au lieu de US 8), mais le cadre avant aurait un diamètre inchangé. Une source mentionne une troisième version avec l'objectif Zion f/6.3 (le même que sur le modèle de 1933), mais cela n'est pas confirmé. Certaines sources mentionnent une édition couleur du Pearlette de 1932, mais aucun exemplaire survivant n'a été observé jusqu'à présent.

La seconde génération: Boîtier s'ouvrant par l'arrière

Les modèles de deuxième génération se démarquent des modèles précédents par un chargement de la pellicule 127 non plus par un flanc amovible mais par l'arrière du boîtier monté sur charnière. Le levier plat d'avance du film a été remplacée par une molette ronde en haut à droite. La position du taraudage pour le trépied est inchangée. En raison du changement général dans la taille du corps et dans la position des commandes, le motif floral sur les côtés a été légèrement modifié. Le numéro de série est gravé derrière la plaque avant, comme pour les modèles précédents mais sans préfixe "No". 

Tous les modèles de deuxième génération sont bi-format, permettant de prendre des photos 3×4 cm via un masque d'exposition ou bien des photos 4x6,5cm. La disposition des fenêtres rouges a été modifiée en conséquence : l'arrière comporte désormais trois fenêtres, contenues dans un disque non amovible, avec un selecteur à deux positions sélectionnant les caches de fenêtre rouges appropriés, 1 pour le plein format (4 × 6,5 cm) ou 2 pour demi-cadre (3×4cm). Le viseur filaire comporte des œillets supplémentaires pour afficher le champ de vision pour des expositions de 3×4 cm. On dit que le boîtier, avec un rabat avant mobile, a été lancé avec les modèles de deuxième génération, à partir de 1933.

Le modèle 1933:

Ce modèle, qui fut lancé en mai 1933, possède un bouton d'avance du film en métal sur une plaque d'obturation d'aspect marbrée noir et chromé. Il fut d'abord vendu avec le même obturateur Pegasus que le modèle de 1932. L'objectif Hexar a été remplacée par un Zion f/6.3, et l'objectif Meniscus Achromatique a conservé l'échelle d'ouverture f/8 à f/32. Il y a parfois une échelle de profondeur de champ au dos, marquée en conséquence M.Achromat 7,5 cm ou Zion Anast. 7,5 cm, mais cette fonctionnalité était absente sur les premiers appareils photos. Une édition couleur du modèle de 1933 avec obturateur Pegasus, peut-être appelée Color Pearlette (色パーレット), est connue pour exister avec un soufflet marron et un corps marron qui a tendance à se décolorer avec le temps. Après quelques mois, l'obturateur Pegasus est renommé Echo, conservant la même plaque d'obturation. L'objectif Zion a été à la même période renommé Optor et la profondeur de champ a été inscrite en conséquence Optor Anast 7,5 cm. La production de l'objectif Optor fut sous-traitée à Asahi Kōgaku (c'était peut-être déjà le cas du Zion). Dans le même temps, l'objectif Menisque Achromatique est revenu à l'échelle d'ouverture, US de 8 à 32. L'ouverture maximale est limitée par le diamètre de cache plastique type sténopé, sur l'avant de l'obturateur et le diamètre réel de l'objectif est plus grand. Il semble que de nombreux propriétaires de Pearlette aient foré un trou plus grand sur ce cache, permettant de dépasser l'US 8, jusqu'à environ f/8. En supprimant une butée interne, il a même été possible d'ouvrir l'objectif à environ f/6,3, probablement avec un effet de flou intense. Divers changements se sont produits dans la chambre d'exposition lors de la production du modèle de 1933. Toutes les caméras ont une plaque de pression fixée à l'intérieur du dos du boîtier. Tous les appareils photos avec obturateur Pegasus et certains premiers appareils photos avec obturateur Echo ont des rouleaux de guidage fixés en permanence au corps, de chaque côté de la chambre d'exposition. Les appareils photos plus récents avec obturateur Echo ont à la place un cadre amovible, contenant les rouleaux de guidage aux deux extrémités. De très légers changements sont également signalés dans la forme de la plaque de pression et dans la fixation du masque d'exposition de 3×4 cm. Des changements infinitésimaux sont également signalés dans le motif floral sur les côtés de l'appareil photo et dans l'autocollant à l'arrière montrant une boîte du film Sakura de Konishiroku.

Le modèle 1935:

Ce modèle se reconnaît principalement à sa nouvelle plaque d'obturation, unie noire avec un cerclage nickelé, gravée Echo en haut et Rokuoh-sha en bas. La charnière du viseur en fil de fer a été à nouveau renforcée et est désormais fixée par deux vis. Des changements infinitésimaux sont visibles sous la forme du tableau de profondeur de champ. Il semble également que le motif de la peinture craquelée tout autour du corps ait changé en même temps. 

Le modèle de 1935 possède normalement un bouton d'avance du film en bakélite noire au lieu d'être en métal, il est plat et a une flèche blanche indiquant le sens de rotation. (Certains appareils photo sont connus avec le bouton d'avance en métal du modèle 1933, peut-être à la suite d'une réparation.). Le modèle 1935 a généralement un nouvel insert fendu à l'intérieur de la chambre d'exposition, fonctionnant à la fois comme cadre d'exposition et comme plaque de pression, et appelé « tunnel » (トンネル) par les auteurs japonais. (Certains appareils photos sont signalés avec l'ancien cadre amovible et la plaque de pression séparée) Le bouton en bakélite et le « tunnel » sont mentionnés comme de nouvelles fonctionnalités dans le numéro de décembre 1935 du magazine Asahi Camera. Le modèle de 1935 existe avec les mêmes objectifs Optor f/6.3 et ménisque achromatique US 8 que le modèle précédent. Le masque percé de la lentille ménisque est alors en bakélite au lieu de métal comme sur les modèles précédents et a un diamètre interne réduit. Les publicités dans le magazine Kogata Camera de février 1937 et dans Asahi Camera d'avril 1937 montrent des photos du modèle de 1935 et répertorient les deux options d'objectifs à des prix inchangés (17 ¥ et 28 ¥).


Le modèle de 1937:

Ce modèle bénéficie d'une nouvelle finition, avec du nickelage sur les bords de la carrosserie du boîtier. Le motif floral a disparu des plaques latérales, remplacé par une peinture noire craquelée. La fixation pour le trépied est en métal nickelé, au lieu d'être peint en noir. La plaque d'obturation à un design plus récent, avec une bande métallique de chaque côté. L'objectif Optor a normalement un contour nickelé au lieu d'être de le couleur noire des modèles précédents. (Ces changements sont parallèles à ceux survenus la même année sur le Baby Pearl.) Certains exemplaires ont le même bouton en bakélite que le modèle de 1935, mais la plupart des appareils photos ont un bouton plus récent, avec un dessus creux et une forme différente, alros sie le modèle précédent était plat. Certains exemplaires n'ont pas de plaque de profondeur de champ, mais ce n'est pas une règle générale sur la Pearlette de 1937. Les options de lentilles du modèle 1937 sont restées inchangées mais les prix ont légèrement augmentés, à 20 ¥ pour la version ménisque et 33 ¥ pour la version Optor. (C'était peut-être une conséquence des nouvelles taxes levées après le déclenchement de la guerre avec la Chine.) Les mêmes prix apparaissent dans les publicités d'Asahi Camera, Kogata Camera et Asahi Graph datées de 1938 et 1939. Certains magazines montrent une photo de l'appareil photo avec l'ancien bouton en bakélite, et celle d'Asahi Camera de mai 1939 montre une photo obsolète d'une femme tenant un modèle de 1933. On dit qu'un étui fantaisie de type "ever-ready" était proposé avec une boussole sur le dessus, pour 2,80 ¥ en mars 1938, le prix de l'étui ordinaire ever-ready est de 3,30 ¥.

Le Luxury Pearlette:

Le Luxury Pearlette (高級パーレット, Kōkyū Pāretto) est une version améliorée publiée en novembre 1937. Il dispose normalement d'un obturateur Apus (T, B, 25-100) avec un déclencheur standard et un port pour le declencheur souple et d'un objectif Optor ou Hexar Ser.1 f/4,5. Le corps est le même que celui du modèle standard de 1937, avec le nouveau bouton en bakélite et les bords nickelés. Le viseur en fil de fer est remplacé par un viseur optique pliable fixé sur le côté du châssis. Le viseur brillant est retiré et remplacé par un bouchon métallique, mais un viseur brillant séparé était proposé comme accessoire, à 1,60 ¥. La disposition du dos est modifiée, et s'apparente à celle des modèles Konishiroku plus chers, comme le Baby Pearl, le Semi Pearl ou le 6×9 Pearl, avec deux fenêtres rouges rectangulaires à l'arrière, protégées par un couvercle coulissant. Une table de profondeur de champ est également rivetée au dos. Au moins deux exemplaires de Luxury Pearlette sont connus avec la même finition de peinture craquelée que la Pearlette ordinaire, avec le logo Rokuoh-sha et le nom de Pearlette gravés sur la plaque avant. Ils n'ont pas de broches dans le viseur pour les expositions 3×4 cm et sont probablement extrêmement précoces et rares. L'un d'eux possède un bouton d'avance métallique au profil haut, mais cela pourrait être le résultat d'une réparation. Tous les autres exemplaires du Luxury Pearlette sont entièrement recouverts de cuir. Il est embossé PEARLETTE au bas de la plaque avant, et ROKUOH-SHA au dos, près de la charnière. Il n'y a pas de logo Rokuoh-sha sur le devant. Certains exemplaires, probablement les premiers modèles, ne permettent pas de cadrer des expositions de 3×4 cm. Ce problème a été surmonté sur les exemples ultérieurs par l'ajout de quatre broches au cadre avant du viseur. Le Luxury Pearlette a été produit pendant quelques années. Il est décrit dans le numéro de décembre 1937 d'Asahi Camera. Des publicités datées de 1938 et 1939 dans Asahi Camera et Kogata Camera répertorient la version Optor pour 45 ¥ et la version Hexar pour 58 ¥, et certaines montrent la photo d'un exemplaire avec revêtement en cuir et sans broches dans le viseur, certainement équipé d'une lentille Hexar. L'appareil a peut-être été vendu un peu plus longtemps, et correspond probablement aux Pearlette II et III mentionnés dans le tarif officiel de janvier 1941 (voir ci-dessous). Le livre Pāretto no tsukaikata, sur l'utilisation de la Pearlette, décrit le modèle de luxe comme le « Focusing Pearlette » (焦点調節式パーレット), et montre un appareil photo vraisemblablement ancien. Son viseur pliable a une forme différente, semblant un peu plus ancienne que la pièce standard. Aucun marquage n’est visible sur la plaque avant, et on ne sait pas si elle est recouverte de cuir ou non. Le document mentionne des objectifs Hexar f/4.5 ou Optor f/6.3 à mise au point frontale, mais ce dernier est probablement une erreur. Enfin, un appareil photo isolé a été observé avec un obturateur Echo, un objectif Optor f/6.3 à mise au point fixe, identique à celui du Pearlette ordinaire, et un viseur brillant classique. Toutes les autres caractéristiques sont celles du Luxury Pearlette. Le tableau de profondeur de champ à l'arrière correspond à la plage d'ouverture f/6,3 à f/32 et diffère de celui monté sur la Pearlette ordinaire. Cet appareil photo a certes été produit à l'origine par Konishiroku, mais on a du mal à comprendre comment il s'intégrerait dans la gamme Pearlette, entre le modèle standard f/6.3 et le modèle Luxury f/4.5.

Exemplaire de modèle 1940 identique au miens

Le modèle de 1940

Le modèle de 1940 (mon modèle) est facilement reconnaissable à la plaque signalétique Pearlette vissée sur la partie avant, sous l'objectif, remplaçant la gravure précédente. Le logo Rokuoh-sha a disparu au même moment et le tableau de profondeur de champ a été complètement supprimé sur ce modèle. Le pourtour argenté de l'objectif Optor a été remplacée par une lunette noire avec un bord argenté. À une certaine époque, le nickelage a été remplacé par un chromage sur toutes les pièces métalliques. Cependant, on ne sait pas si ce changement a eu lieu avant ou après 1945. Très peu d'exemples du modèle de 1940 montrent une configuration inversée, avec le bouton d'avance du film 127 et le taraudage du trépied ayant de telles finitions. La liste officielle des prix fixes établie en octobre 1940 et publiée en janvier 1941 comprend trois modèles de Pearlette : le « Pearlette I » (33 ¥), le « Pearlette II » et le « Pearlette III » (toutes deux à 45 ¥). Le modèle I est certainement la version avec Optor f/6.3, alors que les modèles II et III correspondent sûrement au Luxury Pearlette. Dans la liste de prix de novembre 1941, les modèles II et III sont classés dans des catégories de prix distinctes, probablement pour distinguer les options Optor f/4,5 et Hexar f/4,5. En mai 1941, la Pearlette League fut dissoute et la production de l'appareil photo s'arrêta pendant toute la durée de la guerre du Pacifique. L'appareil photo est toujours répertorié dans l'enquête gouvernementale d'avril 1943 sur la production d'appareils photos japonais. Dans ce document, la version f/6.3 est appelée "Pearlette I", comme dans les tarifs officiels, alors que la version ménisque est simplement appelée "Pearlette". Contrairement à la croyance populaire, les lentilles sont enregistrées comme étant fabriquées par Konishiroku, ce qui indique peut-être que leur fabrication a été reprise à Asahi Kōgaku à un moment donné.


 

La production d'après guerre:

La production reprit après la fin de la guerre, certainement en faisant appel aux stocks de pièces détachées. On dit qu'un peu plus de 10 000 unités furent assemblées en 1946 et 1947. Le prix a été fixé le 17 juin 1946 par le ministère japonais des Finances, à 635 ¥ pour la version ménisque et à 710 ¥ pour la version f/6.3. En septembre 1947, il était respectivement de 1 340 ¥ et 1 460 ¥. Une seule publicité est connue, dans Ars Camera d'octobre 1946. Les appareils photo d'après-guerre sont difficiles à distinguer du modèle de 1940, et seuls quelques exemplaires peuvent être identifiés avec certitude, soit parce qu'ils portent une plaque inscrite MADE IN OCCUPIED JAPAN rivetée à l'arrière, soit parce qu'ils portent une plaque signalétique Pearlette différente à l'avant, avec un mince cadre chromé et une police de caractères légèrement modifiée, une caractéristique que l'on dit ne retrouver que sur les appareils photo d'après-guerre. Certains appareils photo ont un mélange de pièces finies en nickel et en chrome, ou ont l'ancien bouton en bakélite que l'on trouve normalement sur le modèle 1935. On dit également que certains appareils photos sont dotés de l'ancienne plaque avant gravée, avec la gravure Pearlette recouverte par la plaque signalétique et le logo Rokuoh-sha rempli de peinture noire. 

Magazine Photo Art 1949
Tous ces appareils photos ont probablement été assemblés après 1945, lorsque l'entreprise utilisait toutes les pièces disponibles. La dernière mention connue se trouve dans le numéro de décembre 1949 de Photo Art. Il donne la catégorie de prix entre 5 000 et 10 000 ¥ et indique que « les versions standard de la Pearlette avaient des objectifs f/6,3 ou f/8, mais le nouveau modèle a un Hexar f/4,5 ». Cela pourrait être une allusion à une tentative tardive de Konishiroku de produire un Pearlette amélioré. Cependant on ne sait rien d'autre de cette version, et l'auteur de l'article a pu faire une confusion avec le modèle Luxury précédent.

En résumé:

Mon modèle est donc un Konishiroku Pearlette de seconde génération, du type 1940, avec un obturateur Rokuoh-sha modèle Echo permettant des vitesses d'obturation entre 1/25 et 1/100ème de seconde avec également une pose B, il ouvre également entre 8 et 64 et comporte un objectif ménisque achromatique de 75mm, focale US8 en deux éléments et en un seul groupe de lentilles non traité, avec cache bakélite type sténopé, un bouchon d'avance du film en bakélite creux au sommet, un boîtier s'ouvrant par l'arrière, un tunnel amovible pour le film 127 Kodak (film 4x6,5cm) plein format et un cache pour faire des photos en demi format, en 3x4cm et était vendu en 1941 au prix de 33 ¥.


La suite sera disponible ici.

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