Présentation de ma collection United Optical Instruments England

 


 Histoire générale de la marque:

 L'histoire de la fime United Optical Instruments sera malheureusement très très courte c'est une entreprise située dans l'Essex, à Southend-on-Sea. 

L'entreprise est connue pour avoir réalisée seulement 2 appareils photos durant les années 30, l'appareil photo en plastique Jupiter utilisant un film 127 et le Merlin un sub-miniature fabriqué en fonte d'acier peint, utilisant une pellicule speciale de 20mm au format d'image 18x18mm.

Mon modèle :

Le United Optical Instrument, Merlin version noire:

Le Merlin prêt à être utilisé


En 1936, la firme britannique, United Optical Instruments, située au 162 High Street, à Southend-on-Sea, dans l'Essex mit sur le marché l'appareil photo miniature Merlin, une caméra simpliste en métal coulé (de la fonte de fer) avec un objectif fixé par deux vis. Il s'agit de l'un des appareils photo les plus costaud jamais conçus, suffisamment résistant pour supporter le poids d'un homme adulte sur lui, même s'il en vrai du fait de son matériau de construction il est susceptible de se fracturer lors du chute à hauteur d'homme et donc de tomber en morceaux dans votre main... du coup on a vu plus costaud, c'est plus un argument commercial qu'un fait avéré.

Le Merlin est proposé en 4 coloris, en peinture émaillée, noir craquelée (mon exemplaire), en bleu craquelé, en vert craquelé et en rouge craquelé. 

 

Quelque soit la variante, il possède un obturateur mono vitesse et un objectif f 1:16.

Vue de face viseur déployé, la languette ronde en bas à gauche est le déclencheur

Le Merlin possède un viseur sport pliable en fer nickelé, un bouton de bobinage du film en métal poli et moletté ainsi qu'un obturateur instantané (la languette sous l'objectif visible ci-dessus).  

Certaines caméras ont un transfert orange sur la face inférieure qui indique le nom de la caméra (comme vous avez pu le voir sur les images des différentes variantes du Merlin, plus haut). Il est généralement très usé ou manquant, laissant une trace de son contour (mon exemplaire en bon état, ne semble jamais en avoir eut un d'apposé)

Une version ultérieure disposera d'un petit verrou pour l'arrière de l'appareil photo qui sur les premières générations (comme le miens) n'en ont pas et il fallait retenir les deux parties à la main.

Vue de dessus viseur rabattu
Vue de dos viseur rabbu

Vue de dos viseur déployé

Vue de dessous

Vue du côté gauche
Vue du côté droit

Vue du boîtier et de la face arrière qui n'a pas de verrouillage sur ce modèle de première génération

Appareil ouvert pour chargement de la pellicule
Il utilise un rouleau de film spécial de 20mm, pour 20 poses, permettant la prise d'image au format 18x18mm.
Dos ouvert avec bobine receptrice en place et gros plan sur la fenêtre de prise de vue
Appareil ouvert vue de dessus on voit bien les deux ronds qui sont des marques de canaux de coulée, dans le moule

Demontage sommaire du Merlin, le corps, le dos, la bobine réceptrice, la plaque d'obturation le masque avant porte objectif et les 2 vis de fixations

Gros plan de l'obturateur  et du declencheur en place dans le corps de l'appareil

Deux feuilles du "manuel" d'utilisation du Merlin


En 1937, Steward a breveté un appareil en forme de pistolet qu'il a introduit sur le marché les années suivantes sous le nom d'Erac Automatic Pistol Camera. c'est juste un support pour le Merlin qui se glissait à l'intérieur.  La Erac Selling Company de Londres était en fait basée à Southend-on-Sea. 
Il s’agit d’une simple boîte en bakélite en forme de pistolet sans canon. Les deux moitiés du boîtier sont maintenues  ensembles par une seule grosse vis. Le grand mécanisme à cliquet déclenchait l'obturateur et faisait également avancer le film ; quand ça voulait bien fonctionner.   
 
La publicité sur la boîte déclarait: "ERAC - L'appareil photo toujours prêt, le seul véritable appareil photo instantané au monde, pas d'enroulement de film, il suffit d'appuyer sur la gâchette, l'appareil photo fait le reste"... je pense qu'ils étaient optimistes.



La suite sera ici.

Commentaires