Présentation de ma collection OLYMPUS


 



 

Histoire générale de la marque:

Créée le par Takeshi Yamashita (山下 長, Yamashita Takeshi) sous le nom Takachiho seisakusho (高千穂製作所, littéralement « fabrique Takachiho »), renommée Takachiho kōgaku kōgyō kabushiki-gaisha (高千穂光学工業株式会社, littéralement « industrie optique Takachiho SA ») le puis Olympus kōgaku kōgyō kabushiki-gaisha (オリンパス光学工業株式会社, Orinpasu kōgaku kōgyō kabushiki-gaisha) le et enfin Olympus kabushiki-gaisha (オリンパス株式会社, Orinpasu kabushiki-gaisha) le

Étymologie du nom:

Dans la mythologie grecque, le mont Olympe est le lieu de résidence des douze principaux dieux. Le nom Olympus a été choisi par similitude avec le nom japonais Takamagahara, pic du mont Takachiho, lieu de résidence de huit millions de dieux et déesses. 

Historique:

La marque Olympus est enregistrée en . Ce logo est tout d'abord utilisé pour les microscopes et thermomètres médicaux, le rêve initial de Takeshi Yamashita étant de fabriquer le premier microscope japonais de façon industrielle. 

En 1936, l'entreprise se diversifie dans l'optique et la micromécanique, elle lance son premier appareil photo à soufflet, le Semi-Olympus I. Les brochures et les publicités dans les journaux pour les caméras utilisent par la suite ce logo. Le logo OLYMPUS Tokyo est encore en usage aujourd'hui. Il y eut une période où l'OIC a été utilisé à la place de Tokyo dans le logo (OIC acronyme d’Optical Industrial Company).

Après la Seconde Guerre mondiale, le ministère de l'industrie japonaise impulse un important programme de santé auquel participe Olympus en fabriquant des endoscopes, les Japonais ayant un taux de cancer gastrique élevé pour des raisons génétiques et alimentaires. Ces endoscopes utilisent la fibre optique qui remplace les lampes à incandescence et les images sont ramenées par l'appareil photo branché au bout de l'endoscope.

En 2008, Olympus présente un nouveau format de capteur, le micro 4/3, qui permet de créer des petits appareils photo numériques proches des reflex mais simplifiés car sans visée reflex et accessibles au grand public. L'Olympus PEN E-P1 est ainsi le premier appareil photographique hybride sur le marché.

Le scandale Olympus

En octobre et , un scandale de comptes falsifiés, de commissions et d'acquisitions douteuses secoue la société. Le scandale éclate à la suite du licenciement pour cause de « méthode de travail inappropriée » du PDG britannique Michael Woodford le . Le lendemain, celui-ci déclare que « son renvoi s’explique en réalité par ses demandes d’explications concernant des paiements indus lors du rachat de quatre sociétés par Olympus ».

Un comité d’experts indépendants est alors mis en place, dont les premières conclusions sont présentées en conférence de presse, le suivant, mettant en cause des honoraires versés en marge de l’acquisition d’un groupe britannique d’instruments chirurgicaux en 2007 (687 millions de dollars), ainsi que la somme payée pour l’achat de trois petites entreprises japonaises entre 2006 et 2008 (936 millions de dollars), jugés excessifs. Une partie au moins de ces fonds aurait servi à la direction d’Olympus pour combler des pertes subies sur des investissements financiers dans les années 1990. Le nouveau patron, Shuichi Takayama, s'excuse alors publiquement devant les caméras.

La société a rejeté le blâme pour cette comptabilisation inappropriée sur l'ex-président Tsuyoshi Kikukawa, son auditeur interne Hideo Yamada et le vice-président exécutif Hisashi Mori. Le titre a perdu 70 % de sa valeur boursière en trois semaines. Les 687 millions de dollars d'honoraires versés pour la prise de contrôle, pour deux milliards de dollars, de la société britannique Gyrus serait, en proportion, l'honoraire de conseil le plus élevé jamais enregistré, selon les données Thomson Reuters.

Le quotidien américain New York Times, fin novembre, fait état d'un manque de 4,9 milliards de dollars dans le bilan d’Olympus. Le groupe aurait en réalité payé des honoraires de 6,3 milliards de dollars de 2000 à 2009, mais seul 1,4 milliard aurait été comptabilisé. Les enquêteurs japonais auraient d'ores et déjà pointé du doigt certaines transactions avec des sociétés liées à la mafia japonaise, les yakuzas, ce que récuse la direction du groupe d'électronique. Si les allégations du New York Times sont confirmées, le « scandale Olympus » serait la plus importante fraude financière au Japon.

Le , Olympus annonce lancer des poursuites contre 19 anciens ou actuels membres de son conseil d'administration, et demande aux responsables encore en poste de démissionner au printemps. L'ancien et le nouveau PDG, Tsuyoshi Kikukawa et Shuichi Takayama, sont concernés. Le , Tsuyoshi Kikukawa, le directeur général adjoint Hisashi Mori et le contrôleur de gestion Hideo Yamada sont mis en examen, pour une fraude d'1,7 milliard de dollars.

En , Olympus annonce un plan d'économie comprenant la suppression de 2 700 emplois d'ici à , soit 7 % de ses effectifs mondiaux. En août, le groupe annonce la vente de sa filiale de distribution de téléphones portables, ITX, pour 53 milliards de yens (530 millions d'euros).

Le , le groupe annonce que 49 investisseurs institutionnels ont déposé plainte pour être dédommagés à la suite des conséquences du scandale.

Le , Tsuyoshi Kikukawa, Hideo Yamada et Hisashi Mori sont jugés coupables de malversations via le camouflage de pertes de plus de 130 milliards de yens (plus d'un milliard d'euros), et sont condamnés, pour les deux premiers à trois ans d'emprisonnement avec sursis accompagnés d'une mise à l'épreuve de cinq ans, et de deux ans et six mois d'emprisonnement avec sursis accompagnés d'une mise à l'épreuve de quatre ans pour le troisième. Olympus est condamné à une amende de 700 millions de yens (5,5 millions d'euros), contre un milliard de yens requis. L'entreprise s'était déjà acquitté d'une sanction de 192 millions de yens décidée en par l'Agence des services financiers.

Le , Olympus annonce avoir reçu une notification de poursuite pour falsifications comptables de la part du Bureau britannique des fraudes graves, découlant de ce scandale.

En juin 2020, Olympus annonce son intention de vendre son activité consacrée à la photographie. Olympus cède le 29 septembre 2020 sa division photo au fonds d'investissement Japan Industrial Partners (日本産業パートナーズ) sous la forme d'une entreprise nommée OM Digital Solutions (OMデジタルソリューションズ), les produits étant commercialisés sous le nom OM System.

En août 2022, Olympus annonce la vente de ses activités dans les microscopes, les endoscopes et les rayons X pour 3,1 milliards de dollars. 

 

Le 30 janvier 2024 sortie de l'OM1 Mark II

Mon modèle :

L' Olympus Trip AF MD:

Produit à partir de 1985, l'Olympus Trip AF MD est le premier modèle d'une série de trois Olympus Trip AF MD (Auto Focus Motor Drive) au format d'image 24x36mm, utilisant donc une pellicule 35mm. Il n'a pas un design très agréable mais malgré tout, il est bien dans le design classique des appareils de sa famille et sa génération (pas franchement plus, ni moins, moche que d'autres appareils de la même période, dans d'autres marques), son viseur est assez mauvais et le compartiment à piles est si étroit qu'il est très difficile d'en retirer les piles.

L'appareil hors de sa saccoche avec son manuel consultable en pdf ici

Capot de l'objectif fermé

Cet appareil est sorti en 1986, soit 2 ans après le Trip MD.

Ce dernier était un point and shoot tout simple, celui-ci ajoute l’autofocus au modèle.

Les modèles Trip de nouvelle génération (donc du début des années 1980) ont empruntés le nom du très populaire Trip 35 (1967), qui a été abandonné peu après l’introduction du Trip AF en 1984. Pour le reste, il n’y a absolument aucun rapport en terme de conception, de technologie ou d’accessoires de l’appareil photo. 

Mais l’utilisation de ce nom n’était pas seulement une technique de marketing, il reflétait la même philosophie des appareils photos, à savoir transporter à tout moment n’importe quel appareil sans être gêné par une surcharge de poids ou de technique.  

C’est la base même de l’esprit “point and shoot” "viser et déclencher", si ce n’est que les progrès apportés, dont l’autofocus, ont permis encore de simplifier d'avantage la prise de vue. Rien de bien révolutionnaire, ce Trip AF MD reste un appareil entré de gamme donc en plastique, et de finition moyenne. Il reconnait le codage DX des bobines. Le flash est utilisable à la demande (interrupteur en dessous de la cellule)

Ce qui est somme toute assez pratique car le flash ne peu se déclencher accidentellement. Un couvercle coulissant protège l’objectif et sert également à la mise en marche ou à la fermeture de l’appareil

Capot de l'objectif ouvert

L'appareil fonctionne avec 2 piles AA classiques. L'objectif quant à lui est un Zuiko 35mm, focale de 1:3,8 mise au point de 80cm à l'infini et obturateur au 1/125ème de seconde.

Vue de dessus

Vue du dos

Vue d'en-dessous avec le numéro de série 280830


Boîtier ouvert pour chargement de la cartouche 35mm



La suite sera ici.


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