Histoire générale de la marque:
Les origines de la marque remontent à 1849 quand un jeune technicien autodidacte, Carl Kellner, fonde un institut d'optique pour développer et commercialiser des lentilles et des microscopes.
En 1865, un autre techncien originaire de Bade, Ernst Leitz, est recruté par l'atelier de l'Institut d'optique de Wetzlar. Il a été formé dans un atelier de fabrication de télégraphes électriques, et a travaillé dans l'industrie horlogère à Neuchâtel. Il devient l'un des associés de l'entreprise qu'il rachètera par la suite (en 1869) et à laquelle il donnera son nom. Leitz organise la production en série dans les ateliers de Wetzlar et à partir de 1871, les cadences de production s'élèvent sensiblement, jusqu'à atteindre 500 unités annuelles dès 1880, et le 10 000e microscope sort des ateliers en 1887 (le 20 000e sera produit quatre ans plus tard seulement, et le 50 000e en 1899). Simultanément, il prospecte les clients potentiels dans l'industrie et adapte ses microscopes aux exigences qu'il rencontre : ainsi il met au point des microscopes à usage biomédical, métrologique, minéralogique. Ces adaptations suggèrent à leur tour des améliorations aux autres instruments de la marque (sur la monture, l'éclairement du subjectile, la qualité des lentilles, l’emploi d’oculaires orthoscopiques).
Le bactériologiste Robert Koch reçoit en 1907 le 100 000e microscope de la marque, qui poursuivra cette tradition en récompensant d'autres chercheurs: Paul Ehrlich, le pionnier de la chimiothérapie, se voit offrir le 150 000e microscope, le prix Nobel de chimie Gerhard Domagk, le 400 000e Leica.
À la fin du XIXe siècle, Leitz a déjà une réputation mondiale, et sa palette de produits couvre la plupart des instruments d'optique. Leitz aménage la journée de travail de huit heures et fonde une Caisse de prévoyance pour ses ouvriers. En 1913, Leica produit sa première lunette binoculaire polyvalente.
La Première Guerre mondiale laisse l'entreprise en difficulté, le chiffre des commandes s'effondrant avec la crise. Ernst Leitz meurt au mois de , laissant la direction de l'usine à son fils, Ernst Leitz junior.
Les premiers appareils photos:
Les appareils photo de l'époque sont encombrants et difficilement transportables. En 1905, l'ingénieur en chef Oskar Barnack a l'idée de réduire la taille du négatif et d'obtenir des tirages par agrandissement. À partir de 1913, il met au point l'un des premiers appareils utilisant le film 35 mm, format jusqu'alors utilisé uniquement par le cinéma, en le faisant défiler horizontalement pour obtenir ainsi un négatif de taille 24×36 mm. C'est ainsi qu'apparaissent les Ur-Leica, premiers prototypes dont deux exemplaires sont fabriqués l'un en 1913 et l'autre en 1914. L’un de ces appareils est toujours détenu par la marque, qui l’expose lors de présentations, ou dans son musée; le sort de l'autre est inconnu. Ses formes sont déjà très proches de ce que seront les modèles suivants, un petit boîtier oblong, doté d'un obturateur à rideau, d'un objectif de 50 mm et d'un viseur de Galilée. L'obturateur a la particularité de n'être doté que d'un seul rideau, avec une fente de largeur réglable au milieu, cela explique la présence d'un bouchon solidaire à l'objectif, il fallait le remettre devant l'objectif chaque fois que l'on réarmait l'obturateur sinon la pellicule aurait été exposée une seconde fois. Cet obturateur permet une vitesse allant du 1/500ème au 1/30ème de seconde environ.
L'appareil de Barnack reste longtemps à l'état de prototype (23, Leica 0 seront fabriqués en 1923 et début 1924) avant d'être commercialisé en 1925 : ce sera le Leica I, à objectif fixe. Par la suite, la marque lance plusieurs modèles ; le Leica I modèle C (1930), premier 24×36 à trois objectifs interchangeables (monture à vis de 39 mm), le Leica II (1932), version télémétrique, et surtout son successeur, le Leica III (1933-1960), dont l’immense succès inspira de nombreux imitateurs de par le monde (Minolta, Canon, Fed, KMZ, Foca ...etc). Grâce à leurs qualités, ces appareils peu encombrants, robustes, simples et permettant d'excellentes prises de vues avec une grande spontanéité, sont bientôt utilisés par des artistes comme Henri Cartier-Bresson qui fait du Leica son outil privilégié dès 1935, ou des photojournalistes comme Paul Wolff, Robert Capa, Gerda Taro, Elliott Erwitt, David Douglas Duncan, Marc Riboud, René Burri et de nombreux autres.
Beaucoup de photographies célèbres ont ainsi été prises avec des Leica, depuis la Guerre civile espagnole, mais aussi la Seconde Guerre mondiale : le drapeau soviétique planté sur le Reichstag à Berlin en 1945, plus tard, après guerre, le portrait de Che Guevara (qui fut recadré), La Fille à la fleur de Marc Riboud…
Très proches du modèle M3 de 1954, les modèles encore fabriqués aujourd'hui sont les M7 (appareils avec automatisme de l'obturateur), le MP (appareil avec obturateur mécanique) et les M8 et M9 (appareils numériques). La série « M », à télémètre intégré au viseur et monture à baïonnette, est toujours produite.
Depuis 1964, Leica produit aussi une gamme reflex avec, jusqu'en 1976, les Leicaflex, puis, en collaboration avec Minolta, les Leica R (modèles R3 et suivants). Le boîtier actuel est le R9, qui peut être équipé d'un dos numérique (DMR).
Leica est aussi victime de son propre succès, puisqu'un nombre considérable d'appareils « argentiques » anciens, mais en parfait état de marche, subsiste toujours. De même, de nombreux photographes achètent leurs « nouveaux » Leica en occasion, étant donné la résistance et la fiabilité légendaires de ces appareils. Le taux de renouvellement est donc faible.
Le passage à la photographie numérique a été difficile Leica avait pris beaucoup de retard, ce marché nécessitant des investissements massifs réservés à des géants comme Canon, Nikon ou Sony.
En 2004, l'entreprise est rachetée en partie par Hermès (OPA qui fit que Hermès acquiert 30% des capital de Leica) par la famille Kaufmann, qui réussit à passer de nombreux contrats avec des constructeurs japonais (Panasonic notamment), pour concevoir des compacts numériques et des objectifs pour reflex numériques (les objectifs micro four third de la gamme Lumix c'est Leica qui les conçoit par exemple).
Depuis la mi-juin 2005, Leica propose enfin un dos numérique professionnel pour ses boîtiers reflex Leica R8 et R9. Un boîtier télémétrique numérique très attendu par les professionnels (qui ont besoin d'un boîtier discret comme les anciens M, à l'opposé des « gros » reflex comme les Canon EOS 1D ou Nikon D2X), est sorti en octobre 2006, sous le nom de M8, Leica l'a fait suivre d'un télémétrique, mais un « plein format » (Full Frame) cette fois, le M9. En parallèle au M8, une série de nouveaux appareils numériques moins élitistes sont sortis, réalisés en coopération avec Panasonic, comme le Digilux 3, un reflex format 4/3, le D-Lux 4, un compact expert, ainsi qu'un compact « grand public », le C-Lux 3. De plus, lors de la photokina de 2008, Leica a présenté le S2, un boîtier reflex moyen-format pourvu d'un capteur de 30 × 45 mm donnant une image de 37,5 millions de pixels, ainsi qu'une nouvelle gamme optique associée au boîtier. La firme a aussi dévoilé une maquette de la nouvelle usine qui sera implantée à Wetzlar, comme aux débuts de la marque.
Grâce à ces partenariats et à son entrée définitive dans le monde numérique, la marque allemande réalise un bénéfice de 37,9 millions d'euros en 2012.
En novembre 2013, Leica rachète Sinar.
En avril 2014, Leica inaugure sa gamme T, avec le type 701, premier hybride de la marque. L'introduction de ce nouveau système montre la volonté de Leica de se rapprocher du grand public, d'adopter une image plus moderne et de rendre plus accessibles ses optiques M.
Le succès de Leica est entre autres dû à l'adaptation du film petit format à la photographie, à la grande précision de ses fabrications liée à une très grande robustesse, mais aussi à la qualité exceptionnelle de ses optiques (Leitz Elmar) concurrençant avantageusement d'autres fabricants d'optiques de qualité comme Pentax, Olympus ou Nikon.
De nos jours Leica conçoit toujours pour Panasonic les objectifs de la gamme Lumix, qui arborent cependant la marque Leica (sans le logo) et sont dénommés conformément à la tradition de la marque allemande : Summilux, Elmar, Nocticron…etc.
Les mentions portées sur ces objectifs respectent le graphisme Leica (notamment la police de caractères).
Ces objectifs sont conçus notamment pour la gamme Micro quatre-tiers de Panasonic, mais la marque fait également des montres de luxe et des projecteurs vidéos.
À titre d'anecdote:
La galerie viennoise Westlicht a vendu aux enchères, le 28 mai 2011, un des 25 appareils de présérie datant de 1923, le Leica 0-Série no 117, pour 1 320 000 euros, ce qui constituait un record mondial de prix pour un appareil photographique.
Ce record a été battu, le 12 mai 2012, par la vente du no 116 du même modèle de Leica, par la même galerie, pour un montant de 2 160 000 euros
Reccord pulverisé depuis le 11 juin 2022, l'appareil photo le plus cher au monde à ce jour est à present un Leica 0 no 105 de 1923 vendu 14,4 millions d'euro au Leitz Photographica Auction.
Mon modèle :
Le Leica II F
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| Étui ever-ready du Leica IIF/IIIF |
Le Leica II F fut produit entre 1951 et 1956, à 35 999 exemplaires et il était même prévu qu'il puisse (à la demande du client) être upgradé en III F par ajout du sélecteur de façade qui n'est pas présent ici (juste un rond noir pour cacher le logement laissé vide), il existe 3 variantes de II F.
1er: chiffres du sélecteur de vitesse noirs avec les vitesses suivantes: 1/30, 1/40, 1/60, 1/100, 1/200, 1/500 + pose B.
2nd: chiffres du sélecteur de vitesse rouges avec les vitesses suivantes:1/25, 1/50, 1/75, 1/100, 1/200, 1/500 + pose B.
3ème: (le plus récent) identique au modèle précédent y compris les vitesses mais possède une vitesse supplémentaire poussée à 1/1000ème de seconde
(ce qui est donc le cas de mon exemplaire même si le rouge n'est pas flagrant sur ma photo le nombre 25 de mon sélecteur et les nombres de la platine sont bien en rouge, le reste est noir).
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| Objectif avec cache dessus |
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| Objectif déployé |
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| Cache prévu (sur le boîtier, à gauche de l'objectif) sur le II F qui permet (à la demande du client) d'ajouter un sélecteur de vitesses lentes et ainsi moderniser son Leica II F en III F qui lui l'a de base, le III F ( 1950/1957) est fabriqué en même temps que le modèle II F (1951/1956). |
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| Marquage classique des Leica |
LEICA
DBP (norme d'après seconde guerre car avant et pendant c'est DRP pour Deutches Reich Patent , ici nous avons Deutches Bundes Patent)
ERNST LEITZ
GMBH (Équivalent allemand de Ernst Leitz SARL)
WETZLAR (Lieu de fabrication)
GERMANY (Pays de fabrication)
Et Nr 712715 qui est le numéro de série du boîtier qui date donc de 1954.
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| Vue de dos |
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| Vue de dessous |
Bons nombres d'accessoires additionnels étaient prévus par la marque et retro compatibles entre les modèles, personnellement, je possède un viseur additionnel VIOOH ( zoomant de 35 jusqu'à 135mm) :
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| Leica IIF avec viseur VIOOH monté et un pars soleil Senaco sur le Elmar 50mm |
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| Ici un modèle fabriqué et vendu par GITZO |
Flash CEYOO :
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| Le CEYOO totalement démonté |
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| Partiellement remonté |
Une platine vissable existe également et permet de monter le CEYOO de manière déportée le corps du CEYOO devient alors une poignée:
La marque a également pensé à développer copieur de film 35mm il est nommé ELDIA:
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| Catalogue Tiranty 1954 |
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| Catalogue Porst 1954 |



































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