3) Bon, la photographie est réalisable et fixable et après cela ?
Nous sommes à l'aube de 1840, les bases de la photographie à prise rapide et à développement fiable sont posés mais, la technologie du Daguerréotype souffrait d'une lacune importante, chaque photo était unique et impossible à reproduire en plusieurs exemplaires, de plus elle était cher, la simplification des coups et temps de développement grâce au Ferrotype (qui n'apparaîtra qu'en 1852) compensera un temps cela mais il etait toujours impossible de dupliquer un cliché, pourtant avant la publication des travaux de Daguerre, le britannique William Henry Fox Talbot avait mit au point en 1834, le procédé nommé Calotype, le principe est simple et permet pour la première fois de créer un négatif duplicable en cliché positif quasiment à l'infini, son invention ne sera finalisée et brevetée qu'en 1841 malgré un long combat pour faire reconnaître l'antériorité de sa découverte par rapport au Daguerréotype, il n'y parviendra pas, en revanche son invention est à la base de tout les développements des futurs tirages photos jusqu'à l'avènement de l'ére numérique... donc pendant près de 160 ans, rien que ça !
Durant la même période Talbot réalisera également les premières photographies stéréoscopiques, en effet ce dernier se voit confié une invention du physicien britannique Charles Wheatstone, le Stéréoscope (à ne pas confondre avec le Stéréoscope de Brewster qui en est l'évolution et la variante la plus connue de ce dispositif) appareil permettant d'observer des dessins en relief grâce à deux miroirs à angle droit inclinables, il fait réaliser par William Henry Fox Talbot, en 1840 une série de clichés, le principe est simple, prendre deux clichés quasi simultanés du même sujet (nature morte, paysage, véhicule ou personnes), le double cliché est par la suite posé sur un stéréoscope et ainsi observé, le cerveau interprète les deux images comme une seule et même image avec un rendu en relief, sur le même principe que notre vision humaine, deux yeux, mais une seule et même image interprétée par notre cerveau.
En 1861, le britannique Thomas Sutton, realisa sous la supervision de James Clerk Maxwell, la première photo couleur, mais ça n'a pas marché comme prévu, certaines couleurs ne se sont pas révélés sur le cliché qui reste incompréhensible à première vue, en réalité il s'agit d'un ruban à noeud de ce type, c'est pas génial mais c'est un bon début prométeur.
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| The Tartan Ribbon, 1861 première photo couleur |
En 1868, les français Charles Cros et Louis Ducos du Hauron mettent simultanément au point la première photo couleur avec une technique nommée Trichromie, une technique qui consiste à prendre trois fois la même photo dans trois couleurs primaires, ces trois photos superposés en une seule image, donnent un cliché couleur avec un effet stéréoscopique donc un rendu en relief, les bases de la photographie couleur viennent de naître.
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| Photographie réalisée en trichromie par Ducos du Hauron, en 1877 |
Ainsi que l'image 3D visible dans des lunettes à filtres rouge et vert ou bleu qui fut peaufinée par Ducos du Hauron dès 1858, mais ne sera finalisée qu'en 1891 et sera nommé anaglyphe (et ça existe toujours combien de gamins des années 90 ont eut de telles lunettes pour regarder des fiches sur les dinosaures en anaglyphe).
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| Anaglyphe La moisson en enfer, vers 1890/1900 |
Nous sommes en 1888, jusqu'ici les photos étaient réalisées sur plaques, d'argent, de cuivre ou de verre, c'était, lourd et encombrant à porter, cher à créer et développer et surtout relativement fragile, le nombre de prises de vues etaient limités, les premiers appareils à plaques sur châssis obturables pouvant ainsi être introduit en plein jour dans la caméra obscura date des années 1840/50, mais c'était encore lourd et complexe à manipuler, les premiers appareils, multi prises de vues apparaitrons dans les années 1880/90, notamment avec les formats de box Détective permettant de prendre jusqu'à 6 clichés sur plaques de verres, c'est un bon début mais ce n'est pas encore un magasin ou une vraie cartouche de film ni une pellicule photographique, cette dernière arrivera donc en 1888, John Carbutt invente un film photographique souple en nitrate de cellulose de 70mm et sera commercialisé pour la première fois par son employeur George Estaman à l'occasion de la sortie de son premier appareil le Kodak N°1 dans cet appareil, est chargé une pellicule souple au format de 70mm, permettant la prise de 100 clichés... ce qui est juste incroyable, tous format de film et pellicule photographique confondu jusqu'à l'avènement du numérique aucun support ne permettra cet exploit, de plus le N°1 arrive à une époque ou les appareils photos ne sont que des chambres photographiques lourdes et encombrantes, le Kodak révolutionnera tout, il a un optique ménisque, un obturateur rotatif, un film souple 100 expositions et surtout il est portable dans une simple petite saccoche tant il est petit et léger et simple d'utilisation de plus il est abordable et pas seulement réservé à une élite, pour la première fois l'amateur va pouvoir claquer des photos et ce n'est que le début !
Le 24 août 1891, la photographie est pour la première fois en mouvement Thomas Edison et son ingénieur électricien William Kennedy Laurie Dickson utilisants le format de Eastman, créèrent la première caméra cinématographique, le Kinétographe dans le but de réduire les dimensions de la caméra et d'augmenter la quantité de film dans l'appareil, ils décidèrent de couper dans la longueur le film de 70mm de Carbutt, vendu par G. Eastman, la pellicule 35mm venait de naître, ainsi que la caméra de cinéma, mais pour l'heure elle le format 35mm n'est utilisée que pour la vidéo pas encore pour la photographie... et nous ne sommes que 52 ans après le dépôt du brevet de Louis Daguerre, 65 ans seulement après les premières prises de vues réussies de Joseph Nicéphore Niépce, la technique et ses technologies avancent vites, très vites.
Nous sommes à présent en 1895 et les frères Louis et Auguste Lumière, tournent et projettent les premier film muet de 35 secondes la sortie de l'usine Lumière à Lyon, nous sommes alors le mardi 19 mars 1895, dès lors la prise de vue vidéo ira toujours plus vite à l'instar des prises de vues photographiques.
Le 17 décembre 1903 les frères Lumière inventent l'Autochrome, un procédé permettant de prendre une photographie en couleur naturelle sur une plaque de verre.
La technique consiste à saupoudrer une plaque de verre avec des millions de particules microscopiques (10 à 20 micromètres) des grains de fécule de pomme de terre, teints en rouge (orangé), vert et bleu (violet), fixés par de la résine. Les interstices entre les grains sont comblés par de la poudre de carbone très fine (noir de fumée) afin de conserver une bonne saturation des couleurs. Ce filtre, appelé réseau est scellé par une laque qui le protège pendant les opérations de développement de la surface sensible qui a été déposée sur le tout.
L'exposition se fait, plaque de verre en avant. Le développement est complexe puisqu'il faut inverser l'image : deux développements successifs avec une post-insolation, la restitution s'effectue par rétro-éclairage, source de lumière du côté de la surface sensible.
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| Autochrome vers 1910 |
Nous sommes donc début 1900, les photos à exposition "rapide", couleur et stéréoscopique ainsi que le Cinématographe, pour l'heure muet et en noir et blanc, ont étaient inventées que reste t-il à découvrir ?
La miniaturisation de tout ceci; en effet, les appareils vont petit à petit passer dès lors, entre 1840 et 1890, de ça:
Puis dans les années 1910 à 1920, à ça:
Puis les années 30, à ça, le Leitz Camera, qui deviendra le Standard des appareils reflexs 24x36mm, à pellicule cartouche format 35mm ou 135 Kodak, avec objectif amovible pendant près de 40ans avant d'être amélioré et détrôné par les marques japonaises:
Ou encore à ça, qui deviendra le Standard des appareils reflexs TLR pendant 50ans en format film kodak 120 ou 620, c'est à dire 6x9cm:
Dès 1936 la miniaturisation atteindra son paroxysme avec le Minox Riga, de Walter Zapp utilisant un microfilm à cartouche, de 8mm et sera un standard, jusqu'à l'arrivée du numérique début des années 2000:
Ces appareils seront les standards pour les décennies suivantes ainsi que leurs formats de films.
Et le Cinématographe dans tout ça ? Et bien dès 1891 il apparaît vite que pour faire des images non sautillantes et une vidéo de plus de quelques secondes il va falloir beaucoup de longueur de film 35mm, changer et améliorer sans cesse l'obturateur et jusqu'en 1925 l'entraînement se fait par manivelle actionnée manuellement (l'expression "sa tourne" vient de là) à partir de cette année-là, est installé sur les cameras (aussi bien pour les professionnels que les amateurs) un moteur ce qui va pouvoir permettre l'enregistrement synchronisé du son sur disque microsillons en même temps que l'image sur le film photosensible dans la caméra, ainsi The Jazz Singer, le premier film parlant et sonore sort en 1927 ! Il faudra attendre les années 50 pour que des techniques d'enregistrement magnétique du son sur bande soit mises au point.
Et quant à la couleur ? Et bien dès les débuts du cinéma on colorisait les images à la main et au pochoir, il faudra attendre 1911(ou pas car depuis 10ans, il semblerai que la date du plus vieux film couleur et en trichromie en plus, soit 1901) pour qu'un film soit tourné en procédé bicolore par Georges Méliès, puis enfin 1935 pour qu'un film soit tourné en trichromie (ou pas du coup?), connu du publique sous l'appellation Technicolor, à cette date ainsi que l'année suivante sortiront les célèbres Kodachrome (1935) et Agfacolor (1936) connus pour avoir fixés en couleur sur la pellicule les plus célèbres chefs-d'œuvre du cinéma des années d'avant la Seconde Guerre, mais surtout pour avoir était chargés dans les caméras des avions de chasse alliés et également par les soldats et anonymes des deux camps, le premier est reconnaissable pour son rendu aux couleurs chaudes les bleus sont très bleus et les rouges pétants et le second pour ses dominantes brunes dans les couleurs vives, pour ce qui est du format de film le plus ancien dans le domaine cinématographique c'est le 35mm, mais il y eut aussi le 16mm, le 9,5mm et le 8mm également et divers autres, dérivés de prés ou de loin de ces formats.
Pour ce qui est de l'évolution de la caméra et bien même constat que pour l'appareil photo, nous passons d'appareils de spécialistes à des appareils également pour l'amateur:
Nous sommes passés de ça dans les années 1895/1900, la caméra des frères Lumière:
À ça dans les années 1900 à 1920:À ça dans les années 1920 à 1930:
À ça dans les années 1930 à 1940:
À ça dans les années 1950 à 60:
À ça dans les années 1970 à 1980:
À ça dans les années 1990 à 2000:
Pour finir avec, ça de nos jours :
Et avec le sumum de la miniaturisation pour un enregistreur Ultra Full HD son et image sur micro SD, aujourd'hui comme hier ce type de minuaturisation était ou est destiné à l'espionnage ou la surveillance:
4) De nos jours que reste t-il de tout ceci ?
Nous sommes en 2023 lorsque j'écris ses quelques lignes de la dernière partie de mon article consacré à l'histoire de la photographie et finalement que reste t-il, 200 ans plus tard de tout ceci ?!
Avec l'arrivée de l'ére du tout numérique nous serions en droit de nous dire qu'il est loin le temps ou il fallait tout inventer pourtant ce n'est pas si vrai que celà il nous faut toujours un objectif (certes avec une partie gérée électroniquement ou numériquement mais un objectif est toujours nécessaire), des réglages de l'obturateur, de l'ouverture, choisir la sensibilité du film (ici remplacé numériquement par la sensibilité ISO, avant sur les films européens c'était le DIN et aux USA le ASA, la norme ISO n'est là que pour uniformiser celà et est grandement basée sur la norme ASA, ainsi 100 Asa=100 Iso= 21 Din), avoir une cartouche de stockage des prises de vues (avant c'était une cartouche de pellicule, ici ce sont des cartes mémoires) il nous faut toujours un boîtier caméra pour effectuer celà (avant hier en bois et cuir, hier en magnesium ou en laiton chromé, voir en tôle d'acier, aujourd'hui en plastique), même l'affirmation selon laquelle le numérique allait totalement éradiquer ce que nous appellerons dès lors l'argentique (désignation inventée début des années 2000 pour différencier le numérique des appareils photographiques d'avant l'arrivée du numérique) est fausse puisse que les pellicules 135 et 120 Kodak se trouvent encore et pour cause beaucoup de gens n'ont pas les moyens de payer 750 euros pour un boîtier et de 150 à 400 euros pour un ou plusieurs objectifs numériques courants, pour obtenir le même degrés de qualité qu'avec leur "vieux Canon, Olympus ou Minolta à pelloche"qui fait aussi bien et leur avait déjà coûté un belle somme à l'époque, il ne faut pas non plus négliger la mode du "rétro" et il est a prévoir que d'ici quelques années des adaptateurs numériques soient mis sur le marcher pour pouvoir transformer vos anciens argentiques en appareils semi-numériques à l'instar de la gamme de pellicules numériques I'm Back.
Le numérique est de nos jours soit adulé par les nouvelles générations qui n'ont pas ou peut connu l'argentique et regarde ce dernier d'un oeil perplexe, parfois amusé, voir sarcastique ''ah les appareils moyen âgeux de papa ou maman, bof c'est pas ouf, je fais mieux avec mon téléphone qui a une camera 18 Mega Pixels", soit brocardé par les puristes car trop lisse, trop pixels, trop quincaillerie, trop cher et peut fiable...etc j'en passe et des pires et nous dans tous celà, simples quidams, comment nous y retrouver ?
Oui il est vrai que le numérique des débuts était à vomir car les capteurs étaient aux fraises et la qualité et le format d'enregistrement (jpeg) des images catastrophiques mais majoritairement de nos jours ce n'est plus le cas, certe la qualité des capteurs et de l'électronique est aléatoire suivant la marque ou le modèle mais globalement un appareil photo entrée de gamme peu satisfaire le novice qui n'y connais rien, un milieu de gamme peu satisfaire un amateur avertis, pour peu qu'il choisisse le bon appareil et un haut de gamme est de toute façon inabordable pour le novice ou le simple amateur sans budget conséquent, donc l'argument l'argentique c'était mieux que le numérique en mon sens n'est plus fondé que sur la nostalgie d'une époque, car les objectifs numériques ne vous conviennent pas, qu'à celà ne tiennes, prenez vos objectifs argentiques fétiches et achetez une bague d'adaptation et pour un peu qu'il n'avait pas de gestion électronique sur son ex-boîtier vous pourrez claquer vos photos numériques avec votre objectif argentique offrant un rendu proche au maximum de ce que vous connaissiez sur votre argentique en terme de netteté et d'aspect de l'image, la couleur et la profondeur étant alors (comme du temps ou c'était la qualité et la fabrication de la pellicule qui faisait celà) l'affaire du capteur de votre appareil et de l'enregistrement de vos photos en format Raw, si possible (plus haute résolution qu'en jpeg direct)!
"Oui mais le support pelloche c'est mieux que cette daube de plastique numérique" certes avoir une pelloche 35mm à 24 poses ou pire un film 120 à 6, 9 ou 12 poses, coûtant un bras, pas réutilisable, c'était mieux qu'une carte mémoire coûtant un peu cher ou pas suivant a capacité demandée, mais qu'une seule fois car réutilisable des centaines ou des milliers de fois et pouvant stocker des milliers d'images, qui peuvent même être effacées en 2 clics depuis l'appareil et les images retravaillables via logiciel sur ordinateur j'en convient...c'est moisis?!?
Alors certes, les puristes (dont je fais partis, mais ce n'est pas pour autant que je suis contre le numérique, je possède bien 3 appareils numériques dont 2 que j'utilise couramment) diront, nin sans raison, mais ou est passé l'art de prendre une photographie quand on sais que même si on la rate on peut toujours la trifouiller pour améliorer, la netteté, la ballance des couleurs, l'exposition etc...? et biennnn pour les novices ça importe peu puisse qu'ils créeront l'image de leur rêve et celà peu importe la manière, quant aux professionnels et aux passionnés et bien numérique ou argentique peu importe le support, ils réaliseront sans retouche le cliché qu'ils veulent réaliser par la maîtrise de leur matériel et leur oeil créatif, au final le support de la prise de vu importe peu du moment que votre talent s'exprime à travers lui et que vous aimez ce que vous faites, ses questions sont plus triviales et sentimentales que fondées.
Autres arguments en faveur du numérique? J'en vois trois et pas des moindres:
Le premier, il est quasiement impossible de rater une photo, le réglage est pas bon? vous pouvez visionner votre image et la garder ou la supprimer, modifier en fonction vos réglages et la reprendre en quelques secondes. On peut donc dire que le numérique est plus intuitif pour apprendre la photographie sans risque de gaspiller de la pellicule (quoi que affirmation à revoir en fonction de l'appareil car tout comme les anciens appareils certains sont ergonomiques, d'autres non et c'est d'autant plus vrai avec la programmation du numérique) mais il est sûr que c'est cool aussi de savoir utiliser et prendre de belles images en argentique, pourquoi ? Et bien tout simplement parce que l'on sait que c'est par le savoir faire du photographe que cette photo est réussie, bien cadré, bien composée et intemporelle et non parce qu'on l'aura effacée 15 fois, pour avoir le rendu désiré, l'argentique est un apprentissage de chaque instant... ce n'est pas le cas du numérique car une fois qu'on a la base tout le reste est normalisé, à l'époque un aficionado du Leica ou du Rolleiflex aurait eu bien du mal du premier coup à claquer une photo si on lui avait collé en main un Minolta X300 ou un Olympus OM-1, en revanche il n'aurait eu aucun problème à le faire si il l'avait acheté, pourquoi ? L'enthousiasme et la passion, si on fait les choses avec le coeur et le savoir faire tout va, si on fait les choses avec dégoût et forcé ça ne le fera pas.
Le second, avant pour faire une photo il fallait un appareil photo et pour faire une vidéo il fallait une caméra, aujourd'hui pour un amateur ou un photographe professionnel, d'un simple mouvement de sélecteur sur le boîtier vous pouvez basculer d'un mode vers l'autre, dans nos sociétés numérisées à fond, il est quasi impossible de trouver quelqu'un qui n'a pas claquer une photo ou tourné une vidéo pourquoi et bien vous avez un smartphone ? Les caméras numériques dessus, font le même job que leurs grandes soeurs.
Le troisième, le développement photo et vidéo, à moins de faire partie des quelques rares qui font ou ont fait partis d'un club photo vous ne savez pas comment à coup sûr développer vos clichés et pellicules, il vous fallait donc renvoyer films et bobines aux fabricants qui proposaient ce service, ou sinon déposer le tout au photographe du coin pour qu'il vous développe tout cela pour un budget non négligeable, avec le numérique, vous pouvez exporter vos vidéos et photos sur le pc et les enregistrer sur disque dur, les graver sur cd-rom ou les imprimer sur le support de votre choix via votre imprimante, vous pouvez même les imprimer sur une borne souvent disposée dans les halles des centres commerciaux, mais la qualité y est souvant médiocre pour la somme qu'il vous faudra débourser si vous avez des dizaines de photos à imprimmer.
Bref, vous l'aurez compris le numérique à beaucoup d'avantages mais parlons aussi de ses défauts, car le numérique est loin d'être parfait, capteurs inégaux, stockage sur Memory Stick ou cartes SD peut fiables, électronique fragile objectif et boitiers quasiment tous en plastique donc super léger mais aussi super fragiles le numérique tout comme les argentiques d'antan ont leurs talon d'Achille, parlons commerce de tous ceci, le numérique a créé beaucoups d'emplois car de nouvelles filaires créant de nouveaux débouchés furent créés mais à quel prix, le numérique c'est aussi la faillite de beaucoups de grands noms de la photographie Kodak, Minolta, Konica pour ne citer qu'eux, autant pour la conception d'appareils que de films photographiques, ils n'ont pas sût amorcer le virage vers le numérique, ironie du sort certains d'entre elles ont participées à la création du numérique, la mort ou l'agonie des photographes professionnels qui n'ont pas voulus ou pût se reconvertir, des entreprises de développement et donc des centaines de milliers de gens mis à la porte de par le monde, est-ce que le numérique annonce la mort de l'art de la prise de vue, de l'art, du métier ?
Non, de la même manière que les peintres virent leur carnet de commande baisser drastiquement mais pas disparaître avec l'arrivée de la photographie, la photographie argentique est moins demandée et incontournable depuis l'arrivée du numérique mais n'a pas disparue pour autant (il n'y a qu'à voir l'affluence de gens dès qu'il y a une bourse photographique qui est organisée l'argentique fait toujours vibrer), demain ce sera autre chose, le surlendemain encore autre chose ...etc...etc...
L'histoire n'est qu'un éternel recommencement, seul demeur, les lois de l'optique, du commencement de l'aventure, à nos jours.
Voilà les ami(e)s, j'espère que cette courte mais dense chronique vous aura plu et apprit des choses, si vous souhaitez en apprendre plus sur chaque marque, sur l'évolution du support photographique que nous avons juste survolé ici ( plaque de verre, film soupple, les différents formats etc...) ou sur les histoires propres à chaque marque ou inventeur, je vous renvoi vers mon article" Les bonnes adresses" ou ma série d'articles "Présentation de ma collection"(trouvables par Marque sur mon sommaire) ou vous pourrez en apprendre un peu plus sur les marques, les appareils et les techniques mises aux points et commercialisés par ces dernières.




















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